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Saison 7 Bilan de la saison 7
29/05/2009 @ 17:37 Par k967 Catégorie : Saison 7

Bilan de la septième saison de 24 heures chrono qui redresse considérablement la barre après une saison 6 décevante…

Saison 7
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Ah ! On l’aura attendu ce grand retour de Jack Bauer. Après une sixième saison tirée par les cheveux et passablement décevante, la Fox avait en effet choisi de ne pas diffuser les huit épisodes déjà en boîte avant la grève des scénaristes l’année dernière, décidant qu’il valait mieux ne rien proposer qu’une saison à peine entamée. Et le spectateur de ne pas avoir d’autre choix que de ronger son frein avant les nouvelles péripéties d’un héros qui, grâce au format de ses aventures, avait redonné un nouveau souffle à la fiction télévisuelle musclée. Cependant, et d’après une production à l’écho unanime, cette pause aura été bénéfique pour tout le monde afin de proposer une nouvelle saison des plus passionnantes, ce pour une raison toute simple : les scénaristes et les producteurs ont enfin eu le temps de prendre un peu de recul par rapport à leur oeuvre, de prévoir à l’avance leurs intrigues et leur plan d’action, et d’avoir une bonne visibilité de la marche à suivre.

Premier bébé de cette reprise de souffle, le téléfilm 24 : Rédemption, diffusé à l’automne dernier. Rejeton d’une idée de saison avortée car trop coûteuse et pas forcément passionnante, cet intermède offrit alors en l’état, tant un bon moyen de patienter qu’une belle manière d’introduire les futurs enjeux. Traînant en Afrique après plus de trois ans et demi de cavale, Jack (Kiefer Sutherland) était rattrapé par les retombées d’un coup d’Etat et devait se livrer à la justice américaine dans le but de sauver de jeunes enfants. Ni une ni deux, notre bonhomme se retrouve ainsi face à un tribunal basé à Washington et mené par l’autoritaire sénateur Mayer (Kurtwood Smith). Il devra y répondre de ses actions avant une sentence destinée à le voir croupir en prison le reste de ses jours, et à gonfler l’orgueil d’une nation qui est bien contente d’être encore en place grâce à lui tout en crachant sur ses méthodes. Heureusement pour lui (et surtout pour le spectateur au vu de la journée qui attend l’ancien agent du CTU, ou CAT en vf), le FBI débarque et le réquisitionne pour lui demander de l’aide : Tony Almeida (Carlos Bernard), miraculeusement revenu d’entre les morts, semble mener un groupe terroriste bien décidé à semer la mort aux quatre coins du pays afin d’aider un certain Général Juma (Tony Todd, déjà apparu dans la troisième saison de la série dans un tout autre rôle) à envahir tranquillement son pays sans avoir à craindre les forces américaines. Et hop, Jack reprend du service en binôme avec Renée Walker (Annie Wersching), un agent dynamique dont la droiture sera bientôt mise à rude épreuve en empêchant diverses catastrophes.

Si la sixième saison de la série nous plaçait face à un Jack traumatisé par son séjour dans les geôles chinoises et pris de nausée à la simple idée de torturer son prochain (ce qu’il fit néanmoins à coup de sacs plastique et d’injections cutanées), c’est ici face à un Bauer déterminé que se trouve le public. Navré d’avoir été poussé par les circonstances à recourir à des moyens drastiques, l’homme ne regrette pas néanmoins d’avoir, grâce auxdites méthodes, sauvé ses compatriotes. Et bien que cette thématique soit toujours retrouvée sous une forme ou une autre dans la série, elle sera cette fois au centre des préoccupations de chacun, ce à plusieurs niveaux. On appréciera tout d’abord de voir que la production elle-même a décidé de se poser la question suivante : « Est-il nécessaire de détruire notre environnement pour divertir ? ». La réponse, tout évidente soit-elle, fait pourtant aujourd’hui de 24 Heures Chrono la première série écolo, dont le tournage ne laissa pas de séquelle à notre planète. La production a effectivement pris le pari d’organiser un tournage « vert », alimenté par un chauffage des plateaux au gaz naturel, et propulsé par l’emploi d’énergies renouvelables et de véhicules hybrides.

Côté scénario, le pari est plus risqué : est-il possible de faire une saison passionnante sans avoir recours aux sempiternelles explosions décervelées dans chaque coin de cadre ? L’effort est louable, mais déstabilise tandis que les premières heures du show, dégageant généralement une forte odeur de poudre et de liquide rouge aux relents de carnages métallisés, se voient remplacées par une lente mais réfléchie construction qui préfère poser ses enjeux et ses personnages au lieu de foncer tête baissée dans un déluge de trames ingérables. Les cliffhangers de fin d’épisodes sont à ce titre moins tordus, moins puissants (en tout cas en début de saison), et n’utilisent pas leur format pour se permettre tous les délires. A l’inverse et comme stipulé plus haut, c’est ici plus que jamais le questionnement moral des actions des protagonistes qui est mis en valeur. Rôdé par trois ans de fuite et de parano, Jack reprend ses marques, court, torture, retrouve de vieux potes (les restes de la cellule démantelée du CTU de Los Angeles) et replonge sous couverture en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, laissant sur place l’agent Walker. Celle-ci, apprenant à la dure à faire confiance à Bauer (prise en traitre puis frôlant la mort de près), s’insurgera contre ses méthodes avant de voir que seules celles-ci paient, malgré la trainée de cadavre qu’elles génèrent. Que choisir, de la morale ou de l’espoir d’éviter la catastrophe ? Rentrer dans la spirale de la violence est-elle la seule manière d’en prendre le contrôle ? Le sacrifice est-il justifié ? En vaut-il la peine ?

Comme d’habitude, les actions de Jack ne sont pas les seules à êtres mises en avant puisque 24 Heures Chrono prend une nouvelle fois le malin plaisir de proposer une intrigue parallèle se situant dans les coulisses du gouvernement. Toujours sur le ton du questionnement moral, la nouvelle présidente Allison Taylor (Cherry Jones) devra choisir entre deux maux d’importance équivalente (l’invasion sanglante du Sangala ou la mort de compatriotes sur le sol Américain) avant de devoir, contrainte et forcée, choisir de sauver des milliers de personnes en faisant affaire avec le commanditaire de la mort de son fils. Cela sans compter sur une prise d’otages dévastatrice et le dilemme d’une fille revancharde et hautaine tendance tête à claques, dont les actions guidées par l’instinct sonnent souvent comme des bêtises de débutant (« Et oui, la maison blanche, c’est pas pour les jeunettes ! » semble nous dire le show). On aura connu prises de fonction plus reposantes.

Tout le long de la saison, le show oscille entre ces deux tableaux et, miracle, arrive à les rendre tous deux pareillement intéressants. Rarement l’on pestera en laissant Jack et ses courses-poursuites pour retrouver le salon ovale et ses intrigues de cours, entre médiations, chantages et règlement d’affaires personnelles, d’autant qu’il ne faudra pas attendre la fin de la saison pour que les deux mondes s’entrechoquent. Et c’est ici un de ses grands points forts. Si elle rechigne à jouer la carte du spectaculaire, cette septième année prend sur elle d’enchaîner les intrigues à vitesse grand V. Plus besoin d’attendre la moitié de la saison pour voir la résolution de la première problématique du sacro-saint binôme. D’épisodes en épisodes, les méchants et les menaces s’alternent et s’enchaînent sans se ressembler, et l’on passe vite du terrorisme informatique à la recherche de la nouvelle cache d’armes biologiques en passant par l’infiltration d’ambassade et les retournements de situations les plus divers. Mieux : nous n’avons plus cette impression d’attendre que les choses se déroulent enfin quand un méchant annonce qu’une attaque aura lieu dans trois heures/épisodes.

Mais chaque bonne idée possède son retour de bâton puisqu’il est désormais impossible d’encourager les protagonistes à résoudre leurs problématiques. Le spectateur n’a en effet plus la possibilité de viser la résolution d’objectifs d’envergure et le suspense fonctionne alors parfois de façon homéopathique, prenant le contre-pied de tout ce qui a été fait jusqu’à présent dans la série. Un mal pour un bien d’autant que l’action se resserre finalement sur les personnages, histoire de mieux recentrer le sujet. On démarre sur une menace internationale, qui se transforme peu à peu en drame humain ne concernant au final qu’une poignée d’acteurs. Déjouant les plans des grandes puissances militaires, Jack, Renée et la présidente Taylor se retrouvent face à eux-mêmes, devant prendre de lourdes décisions qui impliquent directement leurs proches, leurs idéologies, leurs sacrifices et leurs besoins de vengeance.

Alors bien sûr on reste dans l’exubérance propre à la série, entre retournements de dernière minute (l’équipe de scénariste ayant pourtant pris une pause de deux semaines pour réécrire les six derniers épisodes), et les fans coutumiers du show comprendront très vite de quoi il retourne puisque tous resteront fidèles à eux-mêmes de bout en bout. Mais il est difficile de dire qu’il s’agit ici d’une saison ratée, comme le fut la précédente. Il serait plus juste de dire que l’on se retrouve devant une saison bâtarde, une sorte de 24 Heures Chrono 2.0, plus consciente du monde qui l’entoure et de la nécessité de pousser plus avant l’analyse de ses héros. Bien que le show veillait toujours à proposer une contrepartie ethnique sympathique à la menace que pouvaient représenter les terroristes (bien qu’ils crèvent souvent dans l’exercice), bien qu’il mettait son héros face aux conséquences peu folichonnes de ses actes (Jack et la mort de sa femme, la perte de sa fille et de sa nouvelle compagne Audrey), il ne l’a jamais fait avec autant de conviction. Nous aurons même un final voyant Jack sur son lit de mort, se confiant à une autorité voulue plus spirituelle que religieuse.

Un bon moyen de redonner un cachet plus subtil et plus humain à la série qui, si elle est toujours construite sur de grosses ficelles, s’était auparavant transformée en machine trop huilée et trop indigeste. Initialement perçue comme un raccourci facile, la transposition de l’action au coeur de Washington donne donc à cette petite réflexion sur la spirale de la violence une couleur somme toute agréable et bienvenue, parsemée de retours agréables (Aaron Pierce, Bill Buchanan, Kim, bien moins cruche qu’à l’accoutumée, et Chloé, enfin réaliste dans sa peinture de la geek à tout faire un peu autiste) et de guests bien amenés (Kurtwood Smith, loin d’être sous-exploité, Jon Voight ou encore Peter Wingfield). Sans être « la meilleure saison de la série » annoncée (la première reste indétrônable), cette nouvelle aventure s’avère ainsi plus qu’honnête. Et puis l’on ne va certainement pas reprocher à la série de tenter de changer légèrement de direction et d’expérimenter l’ouverture afin de se refaire une jeunesse. Une ouverture qui devrait continuer l’année prochaine puisque ce sera cette fois à New York que Jack traînera ses guêtres. Le super espion résistera-t-il aux tentations du fief de John McClane ?

Source: dvdrama.com

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